Pêche et dépeuplement des fonds marins

Pêche et dépeuplement des fonds marins

La pêche excessive à laquelle s’est adonnée l’homme durant plusieurs siècles, n’a cessé d’avoir des répercussions sur l’écosystème. La planète est ainsi confrontée, depuis des décennies, à un dépeuplement massif des fonds marins.

La pêche intensive : source du dépeuplement des fonds marins

Avant les mesures internationales prises contre la surpêche, la pêche intensive était pratiquée, sans limites, à travers le monde. Un stock considérable d’espèces marines ont ainsi été surexploitées sur toute l’étendue de la planète. De nos jours, elle est en grande partie pratiquée de façon clandestine sur plusieurs territoires. Continuant dès lors de mettre en péril plusieurs espèces marines précieuses. L’écosystème se trouvant dans l’incapacité de se renouveler convenablement, plusieurs espèces aquatiques ont disparu dans certaines régions au cours des siècles précédents et d’autres espèces continuent à l’être, aujourd’hui. Donc, certains ont définitivement disparu des fonds marins, et d’autres sont en voie d’extinction.

Quelques exemples typiques

Le cas des sardines au large de Monterey en Californie

La région abritait autrefois un grand nombre de conserveries, compte tenu du grand nombre de sardines présentes dans ses eaux. On comptait ainsi vers 1959, environ 235 000 tonnes de sardines pêchés par an dans cette région. En l’espace de quelques années, vers 1948 plus précisément, les prises annuelles ont nettement chuté. Au point où 15 000 tonnes à peine de sardines ont été pêchées, puis progressivement un nombre de plus en plus insignifiant et enfin l’espèce a carrément disparu de la région.

Les morues de l’Atlantiques nord

L’Atlantique nord était autrefois réputée pour abriter un grand nombre de morues. La pêche massive de ces derniers a donc maintenu la sécurité alimentaire dans les environs durant des décennies. On comptait alors environ 500 000 tonnes de morues pêchées par ans, vers 1950. Puis 1,8 millions de tonnes environs vers 1968. De nos jours, à peine 40 000 tonnes de morues sont pêchées dans ces eaux ; l’espèce étant en voie d’extinction.